Grands chœurs d’opéra – 8 mai 2026 – 20h

 

SOYEZ LES BIENVENUS À CE CONCERT DE GRANDS CHŒURS D’OPÉRA !

Il vous est présenté en partenariat avec   

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1- À propos de cette soirée
2- Programme
3- Biographies et listes 
4- Textes de mise en situation des chœurs
5- Crédits

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Un seul souffle, mille destins : les grands chœurs d’opéra !

Dans l’univers de l’art lyrique, les regards se tournent souvent vers les solistes aux destins tragiques et aux airs de bravoure. Mais le véritable pouls d’une œuvre dramatique, son souffle le plus puissant, réside souvent ailleurs : dans la force viscérale de la foule.
Le 8 mai 2026, dans l’enceinte de la Maison Symphonique, le Chœur Classique de Montréal vous convie à une célébration musicale où le chœur prend le devant de la scène.
À travers un florilège des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique, nous vous proposons un voyage au cœur de l’émotion humaine portée à son paroxysme. Loin d’être un simple décor sonore, le chœur est le miroir de nos propres passions. Il commente, il juge, il pleure et il triomphe.
Au cours de cette soirée magistrale, vous entendrez la complainte poignante d’un peuple pleurant la perte de sa terre natale dans le célèbre Va, pensiero de Nabucco. Vous ressentirez l’énergie exaltée des gitans martelant l’enclume pour célébrer l’aube naissante dans Le Trouvère, et vous serez transportés par la ferveur mystique des voyageurs de Tannhäuser. Qu’il s’agisse de la liesse populaire entourant la marche des toréadors de Carmen ou de la solennité des prières chez Mozart, chaque extrait est un monde en soi.
Servies par l’acoustique exceptionnelle de la Maison Symphonique, ces pages grandioses signées Verdi, Wagner, Bizet, Rossini et Mozart prendront toute leur dimension. Préparez-vous à être physiquement enveloppés par une onde sonore majestueuse : celle d’une centaine de voix unies en un seul accord vibrant.
Cet événement est une invitation ouverte à toutes et à tous. Que vous soyez un fin mélomane ou que vous découvriez la musique classique pour la première fois, laissez-vous emporter par cette expérience profondément humaine et collective.

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PROGRAMME

PREMIÈRE PARTIE

Gioacchino ROSSINI  –  Guillaume Tell  –  Ouverture
Giuseppe Verdi  –  Le Trouvère  –  « Chœur des enclumes »
Pietro Mascagni  –  Cavalleria rusticana  –  « Regina Cœli » – Catherine St-Arnaud, soprano – Stéphanie Pothier, mezzo-soprano
Richard Wagner  –  Tannhäuser  – « Chant des pèlerins »
Giuseppe Verdi  –  Nabucco  –   « Chœur des Hébreux »
Richard Wagner  –  Lohengrin  – « Chœur nuptial »
Wolfgang Amadeus Mozart  –  La Flûte enchantée – « O Isis und Osiris »
Alexander Porfyrevitch Borodine  –  Le Prince Igor  – « Danses polovtsiennes » – Pierre Rancourt, basse

PAUSE

DEUXIÈME PARTIE

Jean-Baptiste Lully  –  Le bourgeois gentilhomme  –  « Cérémonie des Turcs »
Georges Bizet  –  Carmen  – « Marche des toréadors »
Georges Bizet  – Carmen  – « Habanera » –  Stéphanie Pothier, mezzo-soprano
Charles Gounod  –  Faust  –  « Chœur des soldats »
Henry Purcell  –  Dido and Aeneas  – « Lamento et Chœur final » –  Stéphanie Pothier, mezzo-soprano
Carl-Maria von Weber  – Der Freischütz  – « Chœur des chasseurs »
Giuseppe Verdi  –  La Traviata  – « Brindisi » – Catherine St-Arnaud, soprano  –  Joseph Visseaux, ténor
Giuseppe Verdi  –  Aïda – « Scène triomphale »

Direction : Louis Lavigueur. C.Q.

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BIOGRAPHIES – Cliquez sur les noms en bleu pour accéder aux pages des artistes.

 

     Catherine St-Arnaud, soprano

Soprano au jeu pétillant et au timbre velouté, Catherine St-Arnaud est une artiste lyrique « tout simplement éblouissante » (Revue L’Opéra) qui se démarque tant au Canada qu’à l’international. Une « interprète de choix » (Opera Canada), elle est acclamée pour sa voix « ronde et lumineuse » (Le Soleil). Dernièrement, elle a fait ses débuts en Asie (Adina dans L’elisir d’amore au National Kaohsiung Arts Center de Taiwan) ainsi qu’aux États-Unis (soliste dans le Carmina Burana avec le Oregon Symphony) et au Canadian Opera Company (Amore dans l’Orfeo ed Euridice de Robert Carsen), en plus de créer le rôle d’Albertine à 30 ans dans Albertine en cinq temps – l’opéra. Elle a aussi chanté les rôles d’Adèle (La Chauve-Souris, Strauss) et Adina à l’Opéra de Québec, Frasquita (Carmen, Bizet) avec l’Orchestre philharmonique et Chœur des mélomanes et au Festival Classica, ainsi que plusieurs concerts avec divers ensembles au Canada.

     Stéphanie Pothier, mezzo-soprano

Mezzo-soprano au timbre à la fois sombre et rayonnant, Stéphanie Pothier évolue dans un vaste répertoire lyrique, allant de la musique baroque à vocalises aux créations contemporaines et aux œuvres romantiques.  Stéphanie Pothier allie chant et aisance théâtrale pour donner vie à la musique tant au concert qu’à l’opéra. Elle est soliste invitée de nombreux ensembles et compagnies : Opéra de Montréal et de Québec, Orchestre Métropolitain, Orchestre symphonique de Montréal, Chants Libres, I Musici, Festival de Lanaudière, Clavecin en concert, Grands Ballets Canadiens… Elle chante sous la direction de chefs réputés, dont Yannick Nézet-Séguin, Lorraine Vaillancourt et Kent Nagano.

     Joseph Visseaux, ténor

Joseph Visseaux est un musicien au parcours singulier, alliant une carrière de percussionniste professionnel à une pratique vocale en pleine émergence. Titulaire d’un doctorat en interprétation de l’Université de Montréal, il évolue sur la scène québécoise à travers des projets variés, de la musique contemporaine au jazz, en passant par le répertoire lyrique. Cette double approche de l’interprétation nourrit une vision artistique transversale, où le sens du rythme, de l’écoute et de la couleur sonore se prolonge dans le travail de la voix. Récemment admis au Conservatoire de musique de Montréal pour y poursuivre un diplôme d’études spécialisées en chant classique, il se distingue par une voix de ténor claire, une grande musicalité et une capacité d’adaptation marquée. Son parcours atypique témoigne d’une recherche artistique engagée et en constante évolution.

   Pierre Rancourt, baryton

Chanteur, guitariste, producteur et idéateur, Pierre Rancourt mène depuis vingt ans une carrière variée et atypique, depuis les scènes de l’opéra et du récital jusqu’aux ateliers d’éducation par la musique, en passant par le théâtre musical et le disque, et ce, dans un joyeux mélange de styles musicaux. Collaborateur régulier de l’Opéra de Montréal, il met à profit ses qualités d’interprète, doublées d’une solide expérience de terrain en action sociale par les arts. Il est professeur invité par la Faculté de musique de l’Université de Montréal en médiation culturelle. Il est également cofondateur et directeur général et artistique de l’organisme Le Volier, qui utilise la musique à des fins de dialogue interculturel.

   Louis Lavigueur, C.Q., chef 

Grand Diplômé de l’Université Laval et récipiendaire de la médaille Gloire de l’Escolle, Louis Lavigueur C.Q. dirige le Chœur classique de Montréal depuis l’automne 2008, incluant une tournée en Russie en 2019. Depuis 1986, Louis Lavigueur est directeur artistique et chef de l’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal, avec lequel il a enregistré plusieurs disques et effectué des tournées au Québec, au Canada, en Grèce, en France, en Belgique, en Allemagne, en Chine et aux États-Unis. Il est également directeur artistique et chef de L’Ensemble Sinfonia de Montréal qu’il a fondé en 2001. Il est chef de chœur du Chœur polyphonique de Montréal, chœur attitré à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde. Louis Lavigueur a également dirigé pendant de longues années l’Ensemble vocal Polymnie de Longueuil. Chaque année, il dirige plusieurs concerts symphoniques en plus de ceux de ses ensembles vocaux.

Voyez l’historique complet du Chœur classique de Montréal.

Sopranos 1: Louise Bellisle, Lucie Blain, Michelle Champagne, Édyth Chaput, Lucie de Chantal, Édith Des Lauriers, Hana Dock, Denise Galarneau, Marie-Andrée Guinard, Danielle Leblanc, Marta Rzepkowska, Marguerite Senay, Léa Shannon // Sopranos 2 : Evgenia Bakulina, Vera Berenbaum,, Élisabeth Di Lalla Besner, Michelle Dionne, Sophie Gervais, Heather Higgins, Camille Léal Longuemeaux, Véronique Le Hénaff, Marie LeFrançois, Myrna Naman, Marie-Claude Prévost, , Ginette Simard, France St-Pierre.  // Altos : Claude-May Ambroise, Kristine Berey, Renée Bergeron, Aline Blain, Christiane Delisle, Nicole Delisle, Francine Drouin, Carine Flot, Andrée Gauthier, Jocelyne Gauthier, Édith Grégoire, Marjolaine Lalonde, Rose-Marie Lèbe, Francine Lévesque, Lucie Perras, Felice Schaefli, Josée Veillette. // Ténors : Jean-Sébastien Allaire*, Jean Arnold, Antonie Beaudet*, André Bellerive, Jean-Paul Berger, Jean Lapointe, David Menzies*, Jean-Frédéric Olivier*, Gilles St-Louis, Ricardo Urbina. // Basses : Pierre-Étienne Bergeron*, Émile Bonetti, Victor Chisholm*, Alexandre Duguay*, Claude Grenier*, François-Nicolas Guertin, Thomas Pennaforte, Uli Locher, Albert Schenk, Neal Sondheimer, Robert Tessier, Alexandre Villemaire.
*Membre de l’Union des Artistes

    Geneviève Jalbert, organiste

Très active sur la scène musicale québécoise, Geneviève Jalbert mène une double carrière en tant qu’interprète et pédagogue. En tant que pianiste, elle se démarque par son jeu raffiné, sensible et polyvalent. Elle se produit régulièrement en concert avec solistes et ensembles. Forte de plus de 15 ans d’expérience en tant pianiste-accompagnatrice et coach vocal, entre autres à l’Université McGill et au Collège Marianopolis, elle est présentement pianiste accompagnatrice à l’École de musique Vincent-d’Indy et pour le Chœur classique de Montréal.

Grand Orgue Pierre-Béique

L’orgue de la Maison symphonique de Montréal, inauguré le 28 mai 2014, a été réalisé par la maison Casavant pour le compte de l’OSM qui en est le propriétaire, avec la collaboration des architectes Diamond Schmitt+AEdifica pour sa conception visuelle. Il s’agit d’un grand orgue d’orchestre, inscrit dans les registres du facteur de Saint-Hyacinthe comme opus 3900. Il comporte 109 registres, 83 jeux, 116 rangs et 6489 tuyaux. Il porte le nom de Grand Orgue Pierre-Béique, en hommage au fondateur et premier directeur général de l’OSM ( de 1939 à 1970). Ce mélomane engagé et gestionnaire avisé avait pris la relève de dame Antonia Nantel, épouse de monsieur Athanas David, qui agissaitde puis 1934 comme secrétaire du conseil d’administration de la Société des concerts symphoniques de Montréal, l’organisme ancêtre de l’OSM. L’achat de cet orgue a été rendu possible par une gracieuseté de madame Jacqueline Desmarais qui en assumé le coût total et a voulu ainsi perpétuer par son appellation le souvenir de l’irremplaçable contribution de monsieur Pierre Béique à la mission d’excellence de l’OSM.

L’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal (OSJM) célèbre cette année sa 50e saison, dont la 40e sous la direction musicale de Louis Lavigueur. Fondé en 1976, l’OSJM a contribué à la formation de près de 2 500 musiciens. Un grand nombre de ces jeunes talents sont maintenant des musiciens professionnels au Canada et à l’international. Depuis sa fondation, l’OSJM a donné plus de 400 concerts, créé une dizaine d’oeuvres de compositeurs québécois, a enregistré plus de 50 albums et fait rayonner le talent de ses jeunes membres à travers le monde. À l’été 2026, l’OSJM présentera 5 concerts en Autriche, Slovénie et Croatie. Chaque saison, l’OSJM présente trois concerts de série, auxquels s’ajoutent plusieurs concerts hors-série, réalisés en collaboration avec des choeurs et des solistes invités. Par le haut niveau et par la qualité de tous ses concerts, l’OSJM continue à prouver encore une fois sa pertinence dans le milieu musical montréalais et international. 

Premiers violons : Esmée Sparling, Gabrielle Marois, Louis Duffayet, Hezha Azizi Khosh-Sirat, Wang-Lyne Tchotanin, Sophie Dumas, Cécilia Kim, Zofia Yang, Émilien Tardy, Marco De Orduna, Arielle Frappier-Cavaluzi, Soline Boudreau // Seconds violonsEmma Tomiuk. Ludovic Rivet, Vivianna Mahammed, Nicholas Rambally, Cassiopée Blanchot-Bassignot, Marina Desjardins, Ramona Ahrenskeaff, Camila De Orduna-Ortiz, Lambert Gauthier, Florence Pelletier, Simon Dumas, Ronan Chen, Isabella MacLellan // AltosDannick Bujold-Senss, Simon Finnerty, Seohee Ryou, Lucas Ryou, Léandre Gaucher, Marianne Osterrath // Violoncelles Michael Fowler, Emmanuel Marquis-Pelletier, Lisa Hoang, Joachim Djossou, Feyderik Myrand, Léon Cyr, Mathis Lafleur, Tristan Blair, Juliette Morin, Thomas Lepage, Léa Poirier-Asselin, Simone Lepitre // ContrebassesMathis Boutilier, Romy Desrosiers, Maya Marquez, Massis Boudreau // FlûtesAnne-Sophie Ernst-Tabaka, Simon Julien, Frédéric Beaudoin // HautboisEva Favreau, Yingsi He // Clarinettes : Émile Lemay-Gervais, Robin Stinat-Vincent // Bassons : Justus Kuehn, Daomée Burr-Véziau // CorsWanning Ye, Mélissa Provost-Ross, Sacha Lessard, François Magné, Juliette Fortier // TrompettesÉloi Bergeron, Maxcy Bagland // Trompette hors scène : Damien Pinet* // TrombonesYosra Zaazaa, Éloïse Lepage // Trombone basseÉli Turmel // PercussionsAdrien Faucher-Thibault, Niko Brunet, Xavier Quinlan, David Weirthemer // Harpe : Elena Anger* Gérants : Florence Pelletier, Daomée Burr-Véziau // Directrice générale : Anne-Marie Desbiens

 *Surnuméraire

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MISE EN SITUATION DES CHŒURS

Giuseppe Verdi (1813 – 1901) – Le Trouvère      Chœur des enclumes  – Rome, Teatro Apollo, 19 janvier 1853 
L’action se déroule dans l’Espagne du XVe siècle et expose une intrigue assez complexe. Le deuxième acte commence par le Chœur des esclaves : les Gitans sont des rétameurs qui chantent en martelant sur leurs enclumes pour célébrer l’aube naissante et les plaisirs de la vie : le travail, le vin et les femmes.

Pietro Mascagni (1863 – 1945)  – Cavalleria rusticana      Hymne pascal – Rome, Teatro Costanzi, l7 mai 1890
Cet opéra dépeint la réalité de la vie des paysans de l’époque. Le livret est tiré d’un roman de Giovanni Verga. L’action se passe dans un village de Sicile en 1890 et a pour sujet l’amour, la trahison et la mort. Le Regina Cœli est entonné par les fidèles à l’intérieur de l’église, avec la participation de la foule, massée sur le parvis.

Richard Wagner (1813-1883)  Tannhäuser      Chant des Pèlerins  – Dresde, Königliches Hoftheater, 19 octobre 1845
Dans cet opéra romantique, le poète-chanteur Tannhäuser, tiraillé entre l’amour pur et les plaisirs charnels de la déesse Vénus, part en pèlerinage à Rome pour implorer le pardon divin. Ce chant sublime et solennel, qui va crescendo, annonce le retour tant espéré des voyageurs repentants.

Giuseppe Verdi (1813 – 1901) – Nabucco      Chœur des Hébreux – Milan, Teatro alla Scala, 9 mars 1842
Verdi écrit en 1879 que, lorsqu’il entreprend de lire le livret de Nabucco qu’on lui a remis (après que Otto Nicolai l’eut refusé), celui‑ci s’ouvre à la page du poème « Va, pensiero ». Aux obsèques de Verdi, l’air est entonné en chœur spontanément par la foule. Rapidement par la suite, il est considéré comme un geste politique et devient même l’hymne du patriotisme italien lors de l’occupation autrichienne. Le chœur des Hébreux, inspiré du psaume 137, reprend le récit biblique de l’exil des Juifs à Babylone en 586 av. J.‑C. C’est le chant des Israélites pleurant la perte de leur terre natale.

Richard Wagner (1813 – 1883) – Lohengrin    Chœur nuptial – Weimar, Großherzogliches Hoftheater, 28 août 1850, sous la direction de Franz Liszt
L’opéra, situé à Anvers au début du Xe siècle, raconte comment Elsa épouse un mystérieux chevalier qui exige d’elle de ne jamais lui demander son vrai nom ni son origine. Les cérémonies du mariage commencent au troisième acte. Après le célèbre prélude, le rideau se lève sur une chambre nuptiale vide. Elsa et Lohengrin sont escortés dans la chambre au son de ce chœur. Leur cortège se retire pendant les dernières mesures. Par la suite, Elsa apprend que son époux est Lohengrin, le fils de Parsifal, et que le cygne qui tire son navire est le frère assassiné d’Elsa, Gottfried, rendu à la vie par Lohengrin.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) – La Flûte Enchantée   ◇   O Isis und Osiris – Vienne, Theater auf der Wieden, 30 Septembre 1791
Ultime chef-d’œuvre de Mozart, cet opéra est un véritable conte initiatique. Le grand prêtre Sarastro et ses initiés invoquent gravement les dieux égyptiens Isis et Osiris pour qu’ils protègent le prince Tamino et son compagnon Papageno, prêts à affronter les redoutables épreuves de la sagesse.

Alexandre Borodine (1833 – 1887) – Le Prince Igor     Danses polovtsiennes – Saint-Pétersbourg, théâtre Mariinsky, 4 novembre 1890 
Borodine met 18 ans à composer, à temps perdu, son opéra Le Prince Igor. Il laisse toutefois l’œuvre inachevée, et ce sont Rimski-Korsakov et Glazounov qui la complètent. Borodine a écrit et orchestré les Danses polovtsiennes. Celles‑ci sont exécutées par les danseurs esclaves du prince Khan Kontchak des Polovtsiens, afin de distraire le prisonnier qu’il respecte et honore, Igor, prince de Seversky. L’action se situe dans la Russie du XIIe siècle, une époque caractérisée par les conflits entre Russes et Tatares.

Georges Bizet (1838 – 1875) – Carmen      Habanera et Marche des toréadors -Paris, Opéra-Comique, 3 mars 1875
Carmen est tiré d’une nouvelle de Prosper Mérimée. L’action se situe vers 1820 à Séville et relate les amours de Don José, caporal des dragons amoureux de Micaela. Celui-ci, après avoir succombé aux charmes de la belle Carmen, la tue lorsqu’il apprend qu’elle lui préfère le torero Escamillo. La sortie des filles de l’atelier de cigarettes où elles travaillent sert à introduire le personnage de Carmen dans la Habanera, alors qu’elle tente pour la première fois de séduire Don José. La Habanera est inspirée d’un air d’El Arreglito, du compositeur espagnol Iradier. Marche des toréadors introduit la scène de la corrida à la fin de l’opéra. Les différents personnages d’une corrida sont l’alguazil, qui ouvre la parade en costume de bailli du XVIe siècle, les chulos, qui sont les assistants du matador, les bandérillos, qui plantent des douelles enrubannées dans le cou du taureau, aidés de picadors qui lui assènent des coups de lance, et enfin l’espada, chargé de la mise à mort.

Charles Gounod (1818-1893) – Faust      Chœur des soldats – Paris, Théâtre lyrique, 19 mars 1859
Inspiré du monument littéraire de Goethe, cet opéra français illustre le sombre pacte signé entre le vieux Faust et le diable. Au quatrième acte, ce chœur majestueux (« Gloire immortelle de nos aïeux ») marque le retour triomphal des troupes militaires, dont fait partie Valentin, le frère de l’infortunée Marguerite.

Henry Purcell (1659 – 1695) – Didon et Énée      Complainte de Didon et chœur final – Londres, pensionnat Josias Priest, 1689
Présenté à cette date par les élèves de l’établissement, il est toutefois possible que l’opéra ait été présenté auparavant, à la cour d’Angleterre. Après un siège de 10 ans, les Grecs réussissent enfin à entrer dans la ville de Troie — au moyen du célèbre cheval de bois — et mettent la ville à sac. Énée, le prince troyen, réussit à s’échapper grâce à Vénus, qui souhaite qu’il aille fonder une nouvelle cité italienne, Rome. Pendant le voyage, son bateau est détourné par des orages vers Carthage où Didon, la reine veuve, sera victime des leurres de la Magicienne et des Sorcières qui réussiront à faire repartir Énée malgré son amour pour Didon. Celle‑ci a le cœur brisé. Sommant l’indécis Énée de partir, Didon chante un poignant lamento et meurt.

Carl-Maria Von Weber (1786-1826) – Le franc-tireur   ◇   Chœur des Chasseurs – Berlin, Königliches Schauspielhaus, 18 juin 1821
Pilier de l’opéra romantique allemand, l’intrigue se noue dans une forêt de Bohême où un jeune chasseur vend son âme pour des balles magiques. Au troisième acte, ce chœur exaltant célèbre avec une grande vigueur la camaraderie

Giuseppe Verdi (1813 – 1901) – La Traviata      Brindisi – Venise, Teatro La Fenice, 6 mars 1853
L’histoire est tirée de La dame aux camélias (1848) d’Alexandre Dumas. L’opéra s’ouvre par une fête à la maison de Violetta, courtisane dont Alfredo est amoureux. Le brindisi est entonné par Alfredo qui invite les convives à lever leur verre. L’air est repris par les invités et par Violetta.

Giuseppe Verdi (1813 – 1901) – Aïda      Scène triomphale – Caire, Opéra Khédival, le 24 décembre 1871
L’opéra, situé à Memphis et à Thèbes au temps des pharaons, met en scène l’intrigue amoureuse entre une esclave éthiopienne (Aïda) et un officier égyptien (Radamès), liaison contrariée par le conflit armé opposant leurs peuples respectifs. Une marche solennelle et de nombreuses danses composent la scène de magnificence royale qui conclut le deuxième acte. Le peuple égyptien salue chaleureusement l’arrivée de leur souverain et le retour des troupes égyptiennes qui ont vaincu l’armée éthiopienne.

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CRÉDITS

Comité de production : Sophie Gervais, Véronique Le Hénaff, Gilles St-Louis
Traduction anglaise et révision : Jean Arnold, Albert Schenk
Textes sur le concert et certains textes sur les chœurs : Jean Arnold
Texte projeté : France St-Pierre, Michelle Dionne, Gilles St-Louis
Projection : Anne-Marie Desbiens
Concept graphique et visuels :  Duval design communication
Infographie : Agence Ekla
Imprimeur : Reprodoc
Table de presse : Lise Gaudette
Autres contributions : Evgenia Bakulina, Jean-Paul Berger, Andrée Gauthier, Danielle Leblanc, Marguerite Senay, Josée Veillette.

5565 avenue de Stirling

Montréal, Qc H3T 1R7

Info@choeurclassiquedemontreal.qc.ca

514-979-5364 

 

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