Jeudi 8 juin 2017

 

Maison symphonique – Place des arts

 

Anton BrucknerTe Deum

Gioachino RossiniStabat Mater


Chœur classique de Montréal 

 

Marianne Lambert, soprano

Noëlla Huet, mezzo soprano

Éric Thériault, ténor

Patrick Mallette, baryton

marianne_lambert     N.Huet     Theriault     Mallette

                     Marianne Lambert                      Noëlla Huet                          Éric Thériault                           Patrick Mallette    

Photos :          Pierre-Étienne Bergeron                                Yves Dubé                                             Hector Rustand 

 

Orchestre symphonique des jeunes de Montréal


Direction : Louis Lavigueur

 

 

gioachino-rossini-4  Gioachino ROSSINI

né le 29 février 1792 à Pesaro, Italie – mort le 13 novembre 1868 à Passy, France

Stabat Mater

Après une première version en 1832 dont 4 parties sont en fait dues à Giovanni Tadolini, Rossini en produit une dernière en 1841, cette fois-ci entièrement de lui.

La première de la version en 10 parties de la main de Rossini a lieu le 7 janvier 1842 au Théâtre Italien à Paris.

Œuvre commencée suite la demande de Don Francisco Fernandez Varela, archidiacre de la cathédrale de Madrid, lors d’un voyage de Rossini en Espagne, le Stabat Mater ne devait en principe jamais être publié, Rossini estimant impossible de composer un Stabat Mater après celui de Pergolèse tant celui-ci l’avait ému.

Suivant le texte remontant au XIIIe siècle pour la liturgie de Notre-Dame-des-Douleurs, l’œuvre conjugue le syle musical de la Renaissance, inspiré de Pergolèse et Palestrina, avec des passages tout à fait opératiques se rapprochant du style des précédentes productions du compositeur.

La perte de ses parents, de deux amis et la destruction lors d’un incendie du Théâtre Italien qu’il aimait tant ont sûrement inspiré Rossini lors de la composition de son Stabat Mater que Théophile Gauthier qualifiera de “noble, simple et sévère” quand Richard Wagner, quant à lui, le trouvait trop théâtral (“intéressant” quand on connait le style de celui-ci!)

Aux critiques soulignant les penchants opératiques de l’œuvre, Heinrich Heine répondit :  “L’approche [théâtrale] est dite trop mondaine, trop sensuelle, trop ludique pour le sujet religieux, trop légère, trop plaisante, trop divertissante. Ce sont les plaintes gémissantes de quelques critiques lourds et ennuyeux. Bien que ces messieurs ne prétendent pas à la spiritualité exagérée, ils sont certainement en proie à des conceptions très limitées et erronées de la musique sacrée.… Le signe d’un élément vraiment chrétien dans l’art est … une certaine profusion intérieure à laquelle on ne peut pas se convertir et qui ne peut être appris ni dans la musique ni dans la peinture.”

 

 

AntonBruckner   Anton BRUCKNER

Né le 4 September 1824 à Ansfelden, Autriche – mort le 11 octobre 1896 à Vienne, Autriche

Te Deum

Œuvre dont la composition de 1881 à 1884 fut intercalée avec celle de ses Symphonies numéros 6 et 7, ce Te Deum fut dédié par Bruckner A.M.D.G. (Ad maiorem Dei Gloriam) “…en reconnaissance pour avoir surmonté tant de contrariétés à Vienne”.

Hymne chrétien au texte datant probablement du IVe siècle et souvent attribué à Nicetas de Remesiana, le Te Deum est généralement chanté lors de cérémonies religieuses de réjouissances catholiques, anglicanes et luthériennes.

Bâti sur des valeurs musicales fondamentales suivant une “arche” de tonalités, celui de Bruckner n’en est pas moins spectaculaire par moments. Le caractère profondément spirituel de l’œuvre est particulièrement reflété par le Te ergo quaesumus lors duquel les solistes devraient presque chuchoter pour évoquer l’intériorité et l’humilité de la supplication.

Bien que Bruckner ait suggéré d’utiliser son Te Deum comme finale de sa Symphonie numéro 9 s’il ne vivait pas assez longtemps pour la terminer, il s’agit bien d’une pièce musicale à part entière, une œuvre d’exhultation religieuse confiante, reflétant la profonde foi chrétienne du compositeur.

Mahler, qui a maintes fois dirigé l’œuvre, aurait inscrit dans sa partition : ” Pour langues angéliques, cœurs bienheureux ou torturés et âmes purifiées par le feu”.

 

 
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